Le savoir-faire des verriers, une richesse à découvrir !

08 Jan
8 janvier 2014

Situé au cœur du Parc naturel des Vosges du Nord, l’Auberge du Cheval Blanc est le point de départ idéal pour en découvrir toutes les richesses aussi bien naturelles que culturelles.

Au sein d’un territoire d’exception, la richesse des paysages, de la faune et de la flore a permis au parc d’être classé en 1975. Si la belle saison se prête aux marches en forêt, l’hiver quant à lui permet de partir à la découverte des savoir-faire traditionnels comme le verre et le cristal… Il y cinq cent ans, des verriers itinérants s’installèrent dans les Vosges et firent la réputation de ces dernières dans le monde de la verrerie. Cet artisanat perdure de nos jours et constitue un magnifique patrimoine culturel, représentatif du talent et de la passion des hommes. Trois sites majeurs peuvent être visités, appelés les « Etoiles Terrestres » : le musée Lalique, le site verrier de Meisenthal, La Grande place du musée du cristal Saint-Louis.

Au musée Lalique, plus de 650 œuvres retracent le travail exceptionnel de René Lalique et de ses successeurs. Vous pourrez plonger dans l’univers des verriers et admirez la maîtrise de leur art. Le musée offre également des animations destinées aussi bien aux adultes qu’aux enfants, ce qui peut constituer une parfaite sortie en famille.

Sur le site verrier de Meisenthal, découvrez la riche collection d’Emile Gallé, figure de proue de l’Art Nouveau et admirez aussi le ballet des souffleurs de verre.

La Grand Place, musée du cristal Saint-Louis est située au cœur même de la plus ancienne cristallerie de France. Quatre siècles de techniques sont représentés par plus de 2000 œuvres. Une visite guidée au sein de ces ateliers vous fera découvrir un artisanat d’exception où la beauté des gestes est la règle !

Découvrez tous les détails des « Etoiles Terrestres ».

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  • BASTIAN

    Des verriers à Schoenbourg
    L’existence d’une verrerie est attestée dès le XVIème siècle. Aujourd’hui, on retrouve des traces de ce passé dans les noms de lieux : glasberg (montagne du verre) et leimenpfulen (fosse à argile qui fournissait la matière nécessaire à la fabrication des fours à verre).
    Selon une légende toujours tenace, la rosace du portail central de la cathédrale de Strasbourg aurait été réalisée avec du verre de Schoenbourg :
    « Schönstes Glas bin ich genannt Schoenburg ist mein Heimatland ».
    Une voie de chemin de fer pour desservir les verreries et cristalleries lorraines
    Une verrerie était en activité à Rosteig entre 1630 et 1730.
    Par la suite, de nombreux habitants ont exercé la profession d’ouvriers verriers dans les grandes verreries des alentours notamment en Moselle. Aujourd’hui encore on peut admirer le lustre, vestige de ces liens avec la proche Moselle, ornant l’église Notre Dame et offert à la paroisse de Rosteig par la cristallerie de Saint Louis.
    La ligne de chemin de fer – dont on peut voir les restes du viaduc – reliait Wingen sur Moder à Saint-Louis-lès-Bitche. Cette ligne, appelée familièrement Ziggel, longue de 12 km desservait les sites verriers de Meisenthal et de Saint Louis afin de les ravitailler en matières premières et de transporter leurs productions.
    Jerri-Hans, comte de La Petite Pierre
    Cette figure historique chercha à développer l’industrie sur le Comté de La Petite Pierre notamment en accordant des droits forestiers aux verriers. Jerri-hans y gagna un surnom celui de « Prince des verriers ».
    La verrerie du Hochberg à Wingen sur Moder :
    Le quartier du Hochberg sur la commune de Wingen sur Moder a vu le jour en 1715 sous l’impulsion de Jean Adam Stenger, verrier à Rosteig, qui y créa une nouvelle verrerie. Cet établissement a fonctionné jusqu’en 1868. De nos jours subsistent encore des vestiges importants de cette activité : les ateliers et la halle d’étendage aujourd’hui restaurés, des maisons d’habitation, le château et le cimetière de la famille Teusch.
    Après une interruption d’un demi siècle, une autre verrerie s’est installée à Wingen à l’initiative de René Lalique et depuis 1921 des œuvres d’art appréciées dans le monde entier y sont produites.

    Le véritable renouveau de Wingen aura lieu grâce à l’installation de deux verreries : celle de la Neuhütte en 1708 et celle du Hochberg en 1715, créées par des maîtres verriers du Kahlenberg ( Rosteig ).
    La verrerie du Hochberg, construite en 1715 sous l’impulsion du comte de Hanau-Lichtenberg et du verrier Jean Adam Stenger, est rattachée à Wingen à la Révolution. En 1816, suite à un mariage, la verrerie du Hochberg passe entre les mains de la famille Teutsch. A cette époque, la fabrication de verres à vitre de couleur est introduite.
    La réduction des droits forestiers à partir de 1860 entraîne la fermeture de l’usine en 1868.

    A mes ancêtres
    Famille BASTIAN de Rosteig